De nous à vous

Adecco prend ses salariés pour des « bonnes poires ».

ADECCO communique par étape sur le projet PYRAMIDE : pourquoi ? Trop anxiogène ?

La Direction joue avec nos nerfs, encore un nouveau mot : on parle d’ABAQUES !

Elle prône la bienveillance envers ses permanents et joue à un jeu SADIQUE !

Qui seront les heureux gagnants et qui seront les malheureux perdants ?

Pas possible de savoir car il faut avoir signé pour avoir entre les mains le précieux simulateur, comparateur de PV avant et après…

Il est évident qu’ADECCO dispose aujourd’hui et ce depuis 3 ans au moins de précieuses infos qui lui permettent à ce jour de dispenser 50% de ses permanents de la signature d’avenants et quelle aubaine ! Tu as signé ton avenant avant le 1er septembre 2018 !

De ce fait tout le monde se rue sur ARKEVIA pour chercher l’éventuel avenant ou sur SMART RH mais on ne trouve rien puisqu’il était soumis à la signature électronique et si tu n’as pas pris le temps de t’en faire une copie … tant pis pour toi ! 

ADECCO empêche les collaborateurs de se préparer au pire et déclare anticiper leur avenir !

Mais quel avenir avons-nous dans une entreprise qui rémunère grassement ses actionnaires et qui prive de la redistribution des richesses sous forme de participation ses collaborateurs? Rappelons-le au passage : sans fourmi point de cigales !

Pour en revenir aux ABAQUES : qui nous vient d’ABACUS en latin et d’ABAX en grec signifiant « Table à poussière » c’est le nom donné à tout instrument mécanique, plan facilitant le calcul … vous voyez ce que je veux dire BAC + 10 pour comprendre le fonctionnement de la future PV par trimestre, au semestre, par fonction, par pourcentage et j’en passe…

J’en déduis donc qu’ADECCO réinvente l’ABAQUE mais de façon stratégique pour remplacer les petits cailloux et divers brindilles…

Et les ABAQUES ALORS !

C’est en disant non à ce énième système de calcul de PV que l’UNSA s’affirmera  auprès d’une Direction qui se moque de nous, et qui finirait bien par nous rendre malade au point de développer des RPS et contacter de ce fait la cellule ANGEL RAPIDOS.

Décidément nous sommes dans une entreprise qui pratique l’offre la moins chère en prônant des bénéfices basés sur la FAMILY et des calculs impensables !

Alors les non disant et les moins disant : MANIFESTEZ VOUS au nom de la collectivité ne restez pas dans l’ombre individuellement, 

Un pour tous et tous pour UN !

NON, nous ne sommes pas responsables de cette situation, les conséquences risquent d’être lourdes.

Un Collaborateur Impliqué doit être un Collaborateur Récompensé, ce n’est pas de sa faute s’il n’atteint pas les 75% des objectifs !

Et la conjoncture et le bassin d’emploi et le manque de candidat et la pénurie de profil pénurique : c’est le collaborateur qui est responsable ?

Et oui une fois encore : TOUT CA POUR CA ?

A bientôt 

Entretien de l’Unsa Adecco avec Gérald Jasmin

Suite à sa prise de fonction Gérald Jasmin a souhaité rencontrer chaque syndicat sur un entretien d’une heure.

Pour l’Unsa cet entretien a eu lieu le 16/03.

Lors de cette prise de contact initiale nous avons fait le point sur les attentes de l’Unsa envers l’entreprise, notre positionnement en tant que syndicat et les grands axes sur lequel nous souhaitons voir Adecco agir.

  • La prime Macron qu’il est possible de verser aux salariés de nouveau.
  • La qualité de la communication qui est faite en cascading sur le réseau et qui ne s’attache pas suffisamment à la manière dont elle est perçue.
  • Reconnecter stratégie de l’entreprise au réseau afin que chacun puisse la comprendre et se l’approprier.
  • Le positionnement et la relation au syndicat. L’Unsa est un syndicat de dialogue et de construction. Un partenaire de négociation, un relais du terrain et pas un obstacle à contourner.

L’entretien fut court par rapport à tous les sujets que nous souhaiterions aborder. Gérald Jasmin s’est engagé à nous rencontrer de nouveau plus longuement.

Reporting : quand l’outil de suivi de l’activité devient la source de l’échec

Il y a quelques jours nous discutions avec un directeur d’agence et ce dernier nous faisait pas de son ras le bol des tableaux, reportings et autres joyeux supports que nous passons notre temps à remplir.

Remplir des tableaux pour décortiquer le moindre de nos faits et gestes, justifier de l’atteinte ou non d’un objectif sorti du chapeau par de savants calculs de personnes déconnectées de la réalité terrain, s’épuiser sur ces supports en regardant le temps non passé sur le terrain sur nos cœurs de métier. Ne pas être assez sur le terrain, ne pas avoir fait suffisamment de visites et donc recevoir un nouveau tableau à suivre et remplir pour nous aider à mieux atteindre nos objectifs. C’est la réalité de bien des DA. Et chaque salarié de l’entreprise à son niveau fait ce constat.

Cet état de fait pourrait être loufoque s’il n’était pas concomitant d’un aveuglement total du top management de l’entreprise. 

Peut-on en vouloir aux financiers d’excelliser à outrance, de leur RechercheVaddictologie ou de recherche l’optimi(sme)sation financière, le tout avec beaucoup de filtres et de liaisons externes dysfonctionnelles mais surtout sans trop de couleurs ? Ma foi non, c’est leur travail. Ayons même une petite crainte pour leurs compétences qui glissent de la rectitude comptable vers le flou statistique.

Le contre poids, la détermination de l’équilibre devraient être apportés par les opérationnels et les RH. Mais ce n’est pas (peu) fait. Le constat est là, la finance a pris le pouvoir. La nomination d’un directeur financier sur chaque direction de l’entreprise dernièrement le met en évidence. Autre évidence, on ne peut pas dire que le pilotage par la finance a fait faire un bond à l’entreprise sur ses marges et PDM. Pour autant ce sont les salariés que l’on remet en question et pas le management financier…

Il est urgent de réécrire le cadre.

Le cadre dans lequel on fait évoluer ses collaborateurs, le cadre de travail que l’on donne à ses salariés, le cadre dans lequel on pose les règles de fonctionnement. Avec un principe qui devrait présider : la confiance. Ayez confiance dans les compétences des salariés que l’entreprise a recruté et formé, laissez-les faire leur job. Là où les résultats ne seront pas là resserrez alors le cadre pour piloter de plus près l’activité. Mais cessez de partir du principe que sans reporting le job ne sera pas fait ! Bien souvent c’est le reporting qui empêche le job de se faire.

Peut-être, nous direz-vous, qu’il faudrait faire un tableau où on reporterait le temps passé sur des tableaux dans la semaine …

Une nouvelle arrivée chez Adecco

Image Enrique Prazian — Travail personnel, CC BY-SA 4.0,

Le sujet qui fait parler c’est le recrutement de Sibeth N’Diaye ancienne porte-parole du gouvernement et membre actif du parti présidentiel.

Ce recrutement très médiatique et son coût supposé fait débat que ce soit sur l’incarnation du secrétariat général ou sur la politisation de l’entreprise.

Nous déplorons cette erreur stratégique à l’heure où la direction fait passer en force un nouveau système de rémunération variable au trimestre qui va impacter le pouvoir d’achat des salariés et une modification de la politique véhicule qui converti un avantage en nature en désavantage flagrant, nous y reviendrons.

Au-delà des plaisanteries de plus ou moins mauvais goût et de l’incompréhension suscitées par cette annonce, elle a le mérite de faire découvrir la fonction de secrétaire générale à bon nombre de salariés. La secrétaire générale, sachez-le, n’a que peu d’impact direct dans votre quotidien professionnel étant avant tout la vitrine publique de l’entreprise en lien avec la presse et les institutions.

Gageons que le carnet d’adresse de la personne et ses relations présentent un intérêt stratégique pour l’entreprise et attendons 2022 pour constater ou non la réalisation des ambitions politiques de Monsieur C.

Prochain épisode lors de la leader[cheap] academy !