Retour sur les NAO

Négociations Annuelles Obligatoires

La direction a réuni comme chaque année l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Chaque organisation syndicale présente ses revendications et Adecco y répond favorablement ou pas.

Comme à l’accoutumé, dans une entreprise où le dialogue social est primordial, Adecco applique le principe selon lequel ils sont obligés de négocier mais pas de conclure !

A partir de là vous l’aurez compris, Adecco n’a répondu favorablement à aucune de nos revendications.

Cette année, nous avons quitté la table des négociations au vu des propositions d’Adecco. Notre démarche a été suivie par les autres syndicats. Pas d’enveloppes d’augmentation individuelle, pas d’augmentation générale entre autres. A notre sens, une absence totale de considération des salariés !!!

Rappelons que durant toute l’année 2020, l’ensemble des salariés s’est encore plus investi pour maintenir les plannings des agences, a subi des pertes de salaires. Adecco a fait le choix délibéré de ne pas abonder les salaires pour l’ensemble des salariés. Durant les périodes de confinements, les salariés n’ont bénéficié d’aucune indemnisation financière dans le cadre du télé travail et pourtant nous avons dû consommer plus d’électricité, de chauffage… mais ça c’est normal selon eux.

Sous couvert de la crise sanitaire, Adecco justifie qu’il n’y aura aucune augmentation, ni générale ni individuelle. Lorsque nous sommes dans de « bonnes années », pas ou peu d’enveloppe car il faut rester dans la maitrise des coûts, dans les mauvaises années ce ne serait pas pertinent d’affaiblir l’entreprise en augmentant les salaires. Toujours des excuses qui cachent (mal) une position claire : refus d’augmentation générale des salaires et ajustements à la marge en individuel avec des enveloppes rachitiques. Toutefois, pour le versement des dividendes auprès des actionnaires, là il n’est pas question de crise.

Dans les échos le 13/10/2020, Alain Dehaze précisait  » Nous avons réussi cependant à ne pas perdre d’argent et même à en gagner un peu en économisant sur nos coûts, en ne renouvelant pas certains CDD, et en mettant en suspens momentanément certains projets. » Visiblement cette réussite n’est pas du fait des salariés restant qui ont du combler l’absence de leurs collègues non renouvelés et subir l’activité partielle. Ils ne méritent donc pas des mesures NAO à la hauteur de leur engagement selon Adecco.

Nous refusons d’être complices de ces principes dans une entreprise qui se vante de placer l’humain au cœur auprès de ses clients ! De plus, une entreprise qui souligne ad libitum l’incroyable investissement de ses salariés dans un contexte inédit, qui les remercie à n’en plus finir et continue de leur demander plus et toujours plus MAIS juge totalement inapproprié d’augmenter leurs salaires ne serait-ce que du taux de l’inflation ??? Si vous estimez que nous n’avons fait « que » notre travail… Pourquoi nous remerciez-vous ? Si nous avons fait plus, pourquoi le reconnaître en parole (ou mentiriez-vous ?) et le réfuter dans les actes ?

Suite à de nouvelles propositions d’Adecco, sans vrai geste significatif, nous avons décidé de ne pas signer cet accord qui fait donc l’objet d’une mise en place unilatérale par l’entreprise.

Lettre Ouverte à Adecco

Une salariée a souhaité partager avec nous et avec vous ses sentiments sur l’Adecco d’aujourd’hui, comment elle le vit, après plus de 20 ans de société. Et vous, comment vous sentez-vous?

Exaspérés, fatigués, épuisés, n’avoir comme ambition que de pouvoir, enfin, quitter ADECCO !

Combien de collègues qui ont quitté l’entreprise nous déclarent être plus heureux depuis qu’ils ont pris la décision d’en finir avec ADECCO !Ils ont pourtant œuvré dur pour en arriver là mais cette entreprise qu’ils aimaient tant, ne les a plus reconnu au fil des ans.

Peu à peu, ils se sont tus pour ne pas se faire virer : avec des enfants en bas âge et un crédit bancaire… Nous n’avons pas le droit d’accepter ces coupes basses afin qu’elles deviennent la norme.

Le management par les chiffres n’est plus acceptable; Nous subissons un manque de reconnaissance et nous entendons l’amertume de nos collègues en fin de journée qui rentrent fatigués, épuisés; Ils ne se reconnaissent plus dans le métier qu’ils ont choisi il y a quelques années : les clients trouvent nos prix trop élevés et partent à la concurrence. Ils disent être excédés par notre service facturation où les permanents sont en arrêt maladie à tour de bras et non remplacés. Cela engendre de nombreuses erreurs et on cherche un bouc émissaire !La priorité aux objectifs ADECCO QUICK MATCH, CDI APPRENANT, suivi GOELAND incessant qui fait doublon avec nos rapports d’activités hebdomadaires, ces réunions TEAMS à toutes les sauces par les uns ou bien les autres.

Chacun à tout de rôle pour nous occuper et surtout ne pas oublier la cible !

Avec des délais impossibles à tenir. En effet, le respect de nos engagements clients et tt deviennent difficiles à tenir. Toutes ces réorganisations  nous désorganisent dans notre quotidien quand ce n’est pas une panne informatique c’est ORANGE qui coupe l’électricité et donc l’informatique pour continuer de nous développer et nous subissons encore et encore des appels téléphoniques de clients furieux ou d’intérimaires excédés par notre système de fonctionnement.

Certains sites sont fermés ou ont subit des baisses d’effectifs et et nous devons faire des extractions et des remontées sans cesse pour justifier de notre travail et diverses mises à jour. Nous remplissons des colonnes au lieu de pratiquer notre métier. La concurrence profite de nos dérives et de plus ce sont certains de nos ex-collègues qui pilotent ces agences concurrentes et sont bien au courant de nos dysfonctionnements. Il nous faut sans arrêt gérer les urgences. Je ne parle pas de tous les logiciels qui se superposent, un vrai millefeuilles ! Il y a des jours où nous ne savons plus où aller chercher nos informations tellement c’est déroutant. Il faut donc réagir et dire haut et fort ce que nous pensons de ces évolutions qui n’en sont pas !Ce démantèlement doit avoir un vrai nom : PSE 2021 pour continuer de diminuer le nombre d’agences et peut-être un regroupement inter-filiales ce qui expliquerait leur engouement FAMILY ?

Coronavirus : décret du 14/11/2020

Selon le décret du 14 novembre 2020, les personnes en arrêts de travail , considérés comme

  • Cas contacts
  • Personnes vulnérables
  • Contraintes de garder leur enfant de moins de 16 ans ou d’une personne en situation d’handicap  faisant l’objet d’une mesure d’isolement

sont éligibles aux IJSS dérogatoires jusqu’au 31 décembre 2020.

Attention, dans les 2 derniers cas si le salarié est placé en activité partielle , il ne peut pas bénéficier des IJSS en cas d’arrêt de travail.

Non application du délai de carence de 3 ans.

 


CDI Intérimaire et GMMR : l’UNSA Adecco se mobilise.

Depuis plusieurs mois nous demandons des précisions à Adecco sur ses pratiques de calcul de la GMMR des CDI Intérimaires. Notre constat est que bien souvent le salaire des intérimaires qui ne sont pas en mission sur des mois complets est inférieur à ce qu’ils attendent. De notre côté nous ne comprenons pas l’application que fait Adecco de la législation dans les décomptes de paie.

Pour être directs : nous avons l’impression qu’Adecco fait la chasse aux éléments de paies pour réduire au maximum le complément de salaire de ses salariés !

Le document officiel de référence sur le mode de calcul de paiement des salariés en CDI TT est l’accord du 10 juillet 2013. L’article 4-2 précise la modalité suivante :

Pour déterminer le montant de la GMMR versée il n’est pas tenu compte :

– de la rémunération des heures supplémentaires versées pendant les périodes de mission,
-ni des primes exceptionnelles
– et de celles qui sont liées au poste de travail,
– ni des sommes versées à titre de remboursement de frais.

Cependant depuis le 19 juillet 2019 Adecco a fait modifier le paramétrage de certaines rubriques de paie rentrant dans ces catégories pour qu’elles soient prises en compte dans le salaire de référence servant au calcul du complément de GMMR. Mécaniquement ceci vient baisser la GMMR versée mais aussi réduire le salaire de nos CDI TT en cas d’intermission sur le mois.

Face à nos demandes d’explications répétées sur ce sujet la réponse de la Direction de l’entreprise est « Adecco se réfère au Prism’Emploi en la matière ».

Aucun texte officiel, aucune jurisprudence, aucun accord ne nous est communiqué pour en justifier. Comme l’a souligné une de nos élues, le Prism’Emploi est un syndicat de regroupement de professionnels de l’intérim, ce n’est pas le code du travail. Que la profession s’accorde sur une interprétation et une mise en application des textes de loi c’est une chose, en revanche leur décision n’a pas force de loi et doit être justifiée en regard de la législation. Si c’est le cas pourquoi ne pas nous le communiquer ?

Face à cette situation tous les élus des instances se mobilisent pour obtenir les réponses en utilisant les leviers à leur disposition. Aussi des audits sont d’ores et déjà lancés sur ce sujet. Ces audits vont nous permettre de faire analyser les éléments de rémunération et les évolutions des calculs de GMMR des CDI TT et de les comparer à la législation.

Nous vous tiendrons informés des conclusions de l’audit et des actions prises. Ce sujet sera l’objet d’une bataille de l’ensemble des élus des organisations syndicales d’Adecco, unies pour défendre vos droits.

Vous avez eu des périodes d’intermission sur un mois travaillé ? Vous avez travaillé avant et après juillet 2019 ? Vous avez constaté une baisse de votre GMMR à nombre d’heures travaillées identique ? Vous pensez être concerné, contactez vos élus et nous analyserons votre dossier.


HANDICAP ET EMPLOI

Plus de 30 ans après la loi, les salariés en situation d’handicap sont toujours victimes de leur sort. Un handicapé a 3 fois moins de chances d’être en emploi et il est 2 fois plus exposé au chômage

Malgré la loi sur l’obligation pour les entreprises d’employer 6% de sa masse salariale, les objectifs ne sont pas atteints.

Une personne en situation d’handicap doit être vue par un employeur comme un véritable marqueur de performance économique et sociale et non comme un frein.

 Le taux de chômage des personnes handicapées : 19 % (8,8 % pour l’ensemble de la population).

Un travailleur handicapé n’est pas inemployable, arrêtons les préjugés ! Aidons-les !

L’Etat a mis en place par Décret du 6 octobre 2020 une aide financière pour l’embauche de travailleurs handicapés en CDI ou CDD d’au moins 3 mois.

Cette aide est accordée aux employeurs au titre des contrats conclus entre le 1er septembre 2020 et le 28 février 2021. Une aide d’au plus 1 000 € par trimestre travaillé et rémunéré, pouvant aller jusqu’à 4000 €.


Formation : dif et compte personnel

Jusqu’au 31/12/2014 pour les salariés du secteur privé et au 31/12/2016 pour les agents du secteur public, le dispositif de formation professionnelle octroyait un crédit d’heures de formation mieux connu sous le nom de DIF.

 Remplacé depuis par le CPF, les heures non utilisées du DIF sont transposables jusqu’au 31/12/2020 sur votre CPF. S’il vous en reste, ne les perdez pas, elles vous seront utiles dans le financement de vos futures formations.

Les infos sur le site officiel du CPF ici

Adecco relax saison automne hiver 2020 – 2021

C’est parti !

Vous avez (si vous réunissez les conditions) jusqu’au 22 octobre prochain, 17h00 pour effectuer vos souhaits sur @relax, la centrale de réservation en ligne :  http://relax.cce-adecco.com/

  • En raison du contexte actuel lié au COVID-19, nous sommes dans l’obligation de mettre en place un protocole sanitaire qui nous impose d’effectuer un nettoyage/désinfection COVID-19 entre deux locations.
  • Une participation financière de 50€ sera inclue dans le montant de la location.
  • Les logements ne pouvant pas bénéficier de ce nettoyage/désinfection COVID-19 seront loués une semaine sur deux, les semaines paires (le montant de la location restera donc inchangé)
  • Nouvelle adresse mail pour Adecco Relax : adeccorelax@outlook.com

 


La carte pass’ resto, un avantage empoisonné !!

Profitant du confinement et au motif de ne pas nous pénaliser, Adecco a souhaité anticiper la mise en place de la carte pass resto quand bien même elle n’est obligatoire qu’à partir de 2021.

Nous avions alerté la Direction sur le fait que la mise en place de cette carte allait générer des problématiques quant à son utilisation : terminaux non à jour, commerçant non déployé, mode de consommation différent du ticket papier. Nous nous étions rapprochés de nos collègues d’autres entités qui ont été déployés sur ce support depuis quelques années maintenant pour avoir leur retour d’expérience.

Combien de fois au moment de payer l’addition, notre carte n’est pas passée ? Nous obligeant à payer directement. Et oui, en pratique on ne sait si la carte va passer qu’au moment de payer !!

Autant pour le budget… Argent non utilisable sur la carte et addition à payer avec nos autres moyens de paiement = double peine.

Certes on ne peut pas incriminer uniquement Adecco car les restaurateurs ne jouent pas toujours le jeu. Nombreux sont les articles que l’on peut retrouver sur internet évoquant cette problématique. Selon une enquête Figaro : « de nombreux restaurateurs refuseraient que leurs clients paient en ticket-resto. Pour eux, les commissions prélevées par les sociétés émettrices seraient trop importantes ». Cet avantage social ne trouve plus sa place dans le cœur de nombreux restaurateurs.

Toujours est-il que nous avons de réelles difficultés pour utiliser notre argent, alors même que le plafond a été relevé à 38 € jusqu’au 31 décembre. Qu’en sera-t-il après ? Avec un plafond de 19 €, ce sera encore plus long et compliqué à utiliser.

Nous demandons à ce que nous puissions, comme c’est pratiqué dans une BU d’Adecco, pouvoir reconvertir en tickets papier deux fois par an tout ou partie du solde disponible et l’utiliser sans éprouver le moindre problème.


Souffrance au travail : Mythe ou réalité chez Adecco ?

La souffrance est devenue au grand dam des élus un item abordé par eux à chaque réunion de la Direction. En 2020, on en parle encore et encore !!!

L’employeur a une obligation de sécurité à l’égard de ses salariés mais nous élus, il est aussi de notre devoir d’agir car nous sommes vos représentants et vous nous avez élu pour vous représenter.

Face à de nombreux appels de permanents relatant leur souffrance leur mal être, la pression… vos élus CSE ont lancé une expertise sur les risques psychosociaux sur les 4 périmètres. Certains d’entre vous ont été interrogés afin que l’expert puisse établir un rapport et dresser un bilan.

Chose faite, d’ailleurs notre expert a pu procéder à une restitution sur les différents périmètres. Quel est le constat fait par cet expert ? Devinez ? le bilan reprend ce que vos élus clament haut et fort depuis bien longtemps. Dans ses grandes lignes:

  • Des indicateurs de productivité ne correspondant pas à la réalité de la charge de travail,
  • Des agences, des centres de services en sous-effectif
  • Une digitalisation des outils qui n’induit pas toujours un gain de temps au contraire,
  • Une relation entre les centres de services, les agences et les intérimaires qui se dégrade par endroit,
  • Une spécialisation des tâches entrainant un sentiment de dévalorisation
  • Des mobilités qui angoissent les salariés,
  • La crainte du futur…

Lorsque nous serons en mesure de la faire, nous vous adresserons un compte rendu de cette expertise. A noter que la crise sanitaire puis économique ainsi que le confinement ont amplifié ces difficultés mais n’en sont pas la cause.

Mais le tout n’est pas de faire une expertise, pointer les dysfonctionnements. Maintenant nous attendons que la Direction agisse en conséquence afin que ces salariés retrouvent des conditions de travail leur permettant de s’épanouir sur leur poste de travail.

Vos élus veilleront au mois le mois à ce que des actions efficaces soient mises en place.


CDI I, activité partielle et reprise : on fait le point.

Dès le mois de mars, nombreux sont les intérimaires et CDI intérimaires qui ont dû être placés en activité partielle. La crise sanitaire s’installant pour plusieurs mois, cette population de salariés s’est retrouvée privée d’emploi entraînant par conséquent des difficultés financières.

Heureusement, des aides ont pu être allouées (sous réserve de répondre aux critères) par différents organismes tels que le FASTT, Action logement… Coté Adecco, la prise en charge des salaires par l’Etat a permis de neutraliser une partie du coût des salaires et de limiter les pertes financières.

Aujourd’hui, le marché de l’emploi reste très tendu, revenir au même niveau d’avant la crise va prendre du temps, il ne faut pas être économiste pour le prédire.

D’ailleurs, la Direction Adecco souhaite poursuivre le placement en activité partielle pour une partie de ses   CDI intérimaires. Fort heureusement tous ne sont pas concernés, mais c’est encore de trop ! En effet, plus de 8000 CDI intérimaires vont subir pour encore quelques temps cette activité partielle.

Mais ce qui nous surprend c’est la stratégie déployée par Adecco. Pour rappel, Adecco comme d’autres leaders sur le marché de l’intérim s’était engagé envers le Gouvernement sur un nombre de CDI Intérimaires. Démarche que l’UNSA ne peut que saluer car la sécurisation de la vie professionnelle des intérimaires est un axe prioritaire.

Cependant le Covid est passé par là. Il va de soi que les engagements passés doivent être revus et adaptés à cette situation inédite. Chez Adecco, il ne semble pas que ce soit l’orientation choisie.

Alors que des CDI intérimaires sont privés d’emplois depuis plusieurs mois, les salariés ne recevant qu’une partie de leur salaire puisqu’en activité partielle, Adecco se fixe de poursuivre sa politique d’embauche de CDI I !

Où est la logique ? Qu’il y ait des recrutements au sein d’agences en pleine croissance, cette décision est à notre sens tout à fait justifiée, mais si tel n’est pas le cas, comment Adecco peut justifier cette démarche ? Les CDI intérimaires sans mission n’ont pas des qualifications répondant aux besoins sur le bassin d’emploi, pourquoi Adecco ne s’engage pas via la formation à monter en compétences nos CDI Intérimaires ?

Le rôle d’un employeur n’est-il pas d’assurer une formation afin de pérenniser l’emploi ?

Par ailleurs, ce sont les salariés permanents qui doivent répondre aux questions, aux craintes, au mécontentement des salariés !!! Et ça il ne faut pas l’oublier car ces permanents se retrouvent parfois en souffrance, démunis d’arguments, peinant à justifier des décisions politiques ou financières.



Déconfinement, télétravail et activité partielle : les nouveautés au 31/08/2020

Suite à la mise à jour du protocole national de déconfinement par le Gouvernement voici les principaux changements :

  • Fin de la mise en activité partielle pour une partie des salariés vulnérables : le télétravail doit être privilégié mais dans le cas où ce n’est pas possible la reprise de l’activité sur site doit être organisée et adaptée et des masques chirurgicaux doivent être fournis par l’employeur ainsi que l’adaptation de son poste de travail (bureau isolé ou protection)
  • Pour les personnes les plus à risques, dont les pathologies sont listées dans le décret du 29/08/2020 le dispositif d’activité partielle reste en vigueur.

Le Gouvernement organise le déconfinement progressif en allégeant les critères de vulnérabilité. L’objectif est de permettre un retour à l’activité professionnelle pour les salariés mis en activité partielle du fait de leur vulnérabilité face au COVID.

Pour les salariés qui répondaient à un critère de vulnérabilité au sens du décret antérieur et qui ne sont plus concernés par les modifications au 31/08 :

  • Si vous êtes en Activité Partielle sans possibilité de télétravail alors vous devez reprendre vos activités professionnelles avec les mesures de sécurité adaptées.
  • Si vous étiez déjà en télétravail, c’est cette organisation qui doit continuer d’être privilégiée.

Nous attendons la position d’Adecco et l’adaptation éventuelle de leur plan de déconfinement. Contactez-nous si vos managers ou RH ne savent pas vous répondre sur l’organisation à venir.

Pour les permanents, beaucoup d’entre vous ont reçu avec plusieurs semaines de retard des courriers par mail vous informant d’une date de fin de télétravail au 11/09. Nous demandons aux RH de communiquer au plus tôt aux salariés et à leurs managers ce qu’il convient de faire. Il est inadmissible de savoir que les demandes dérogatoires mises en place sont valides plus d’un mois après leur date de début effectif et parfois près de deux mois après l’envoi des documents justificatifs !


TELETRAVAIL : VOTRE AVIS

Scannez ou cliquez sur le flashcode pour accéder à notre questionnaire sur le télétravail. 


Conséquences financieres du confinement


NE PAS ACCEPTER L’INACCEPTABLE

Souffrir au travail n’est pas normal. Avoir la boule au ventre en continu n’est pas normal. Pleurer de fatigue et de stress n’est pas normal. Avoir peur de partir en vacances en pensant à ce qui vous attend au retour n’est pas normal. Prendre des médicaments pour dormir à cause du travail n’est pas normal. 

Mais c’est malheureusement une réalité qui nous a été rapportée et dont nous avons été les témoins directs il y a quelques jours sur un site MIDDLE OFFICE de l’Ouest de le France.

Le contexte ne semblera inconnu à aucun de nos lecteurs : non renouvellement des CDD, départ de CDI, COVID, crise économique, heures « supplémentaires » à gogo (jusqu’à 20h par semaine pour certains, le samedi et le dimanche pour d’autres) et DO fonctionnant à flux plus que tendus et à coût minimal depuis des mois. Mélangez le tout, laissez mijoter quelques semaines au rythme d’alerte à la hiérarchie des gestionnaires et des responsables sans réponse ni même accusé réception parfois, sans solution généralement.

Des élus ont contacté, alerté, et échangé avec l’équipe DO à plusieurs reprises sans qu’aucune action concrète ne soit engagée. Au vu de l’état des collaborateurs et du risque imminent pour leur santé mentale un droit d’alerte a été déclenché.

La situation évolue quelque peu depuis. Nous suivons les actions mises en place et leur adéquation avec la charge de travail restante sur le site.

La vigilance reste de mise : les actions menées à date ne sont pas suffisantes pour permettre aux collaborateurs d’avoir des conditions de travail normales et acceptables.

La gestion d’un volume plus normal sur ce site ne doit pas avoir pour conséquences de surcharger et de faire basculer un autre site dans une situation similaire.

Rapprochez-vous de vos élus si vous ou des collègues êtes en souffrance au travail. Aucune situation économique, sanitaire ou commerciale ne justifie l’inacceptable. La variable d’ajustement ne doit pas être la santé des salariés.


Carte demat ticket resto : pratique ou galère?

L’UNSA Adecco a interpellé la direction de l’entreprise en instances et en dehors à plusieurs reprises ces derniers mois au sujet des Tickets Restaurants des permanents.

Dans un premier temps pour nous enquérir de ce qu’allait faire l’entreprise pour vous permettre de récupérer vos TR non livrés nous a-t-on dit puis finalement non fabriqués par Sodexo pendant les premières semaines du confinement. S’en est suivi un jeu d’annonces et de contre annonces concernant leur impression, leur livraison pour finalement recevoir la fameuse carte.

Aujourd’hui la carte est là, elle est créditée de 4 mois de valeur mais nous ne sommes pas tous en mesure de l’utiliser. Pour certains aucun problème à signaler et la satisfaction est là, rapide, efficace, pratique. Pas de problème d’appoint à faire ou de monnaie non rendue, pas de portefeuille à rallonge pour stocker les TR dedans. Pour d’autres en revanche, carte refusée par le commerçant car le coût est trop important, différence de plafond utilisable par rapport aux autres éditeurs, qui ne fonctionne pas un jour alors qu’elle fonctionnait correctement la veille et refonctionnera le lendemain.

D’autres enfin, en dehors de toute problématique technique ont l’impression que leur argent, car oui une partie de la somme vient de votre salaire après tout, est retenu en otage et qu’ils ne sont pas libres de consommer où ils le veulent en fonction de l’acceptation ou non de la carte, sont obligés d’aller plus loin faire des courses s’ils n’habitent pas près d’un centre ville important et n’ont plus la liberté de dépasser le plafond chez leur commerçant local. C’est pour eux du pouvoir d’achat en moins, un coût supplémentaire parfois dans leur budget serré et de l’argent bloqué non disponible s’ils n’utilisent pas la carte.

Une certaine entreprise « cousine » de la nôtre a changé de fournisseur de carte et les salariés peuvent rematérialiser la valeur de leur solde carte en TR papier deux fois par an. Ce n’est pas le cas à ce jour dans l’entreprise, malgré notre demande.

Partagez avec nous votre expérience carte Démat TR et faites nous part de vos satisfactions ou problématiques.  Vos retours nous donneront une image globale sur ce sujet et nous mettrons en place les actions nécessaires.

Contactez nous 


Retrouvez la lettre de Laurent Escure au Président de la République depuis  les nos  actus  UNSA.



Après plusieurs mois de fermeture,  l’équipe Adecco Relax est heureuse de vous annoncer la réouverture de sa centrale de réservation

Une  « charte location Adecco Relax Covid -19 » a été mise en place dans l’intérêt de tous et fixe les engagements que prend le locataire.

ATTENTION, pour confirmer votre location, il sera impératif de nous retourner ce document signé.

A titre exceptionnel, pour satisfaire aux impératifs de sécurité sanitaire, une participation de 50€ vous sera demandée en cas de prestation de service de nettoyage – désinfection.

ATTENTION, ce service ne se substitue pas au ménage à effectuer le jour de votre départ.

Accédez à la centrale de réservation en ligne en cliquant sur ce lien :

https://relax.cce-adecco.com/default.aspx

Nous vous souhaitons d’excellentes vacances avec Adecco Relax



COURRIERS A LA DIRECTION

Ces dernières semaines nous avons eu de nombreux échanges avec la direction de l’entreprise pour nous assurer du respect et de la bonne application des nombreux décrets et ordonnances parus dans le contexte de la crise sanitaire et économique que nous subissons actuellement.

Vous pouvez retrouver l’ensemble des courriers ici


Fiches pratiques déconfinement et reprise D’ACTIVITÉ

Le ministère du travail a publié des fiches pratiques afin de guider salariés et entreprises dans la reprise d’activité en toute sécurité. Les fiches de l’intérim précisent également ce qui est de la responsabilité de votre employeur ou de l’entreprise utilsatrice.

Pour les consulter c’est par ici 

La CPNSST a également construit des supports d’accompagnement à destination des intérimaires et des entreprises utilisatrices. Retrouvez-les ici


Nouvelle victoire pour L’UNSA Adecco ! …

Le 15 avril l’UNSA  a interpellé Adecco concernant la rémunération des intérimaires en chômage partiel.

Dans un premier temps, Adecco a délibérément  choisi que les congés payés ne seraient pas acquis sur les heures de chômage partiel. Cette position ne respectant pas les dispositions légales en vigueur, l’UNSA a demandé à la direction d’Adecco de revenir sur cette décision. A défaut nous aurions porté notre demande devant la justice au nom des intérimaires.

Aujourd’hui nous avons eu confirmation qu’Adecco va se conformer aux règles de droit. Chaque salarié intérimaire en chômage partiel fera acquisition d’ICCP  sur ces heures.

…Et une nouvelle bataille à mener!

Cette prise en considération tardive de l’entreprise va générer une nouvelle surcharge des équipes paie pour annuler et repayer tout ce qui a été passé depuis le 16/03/2020 sur les paies de milliers de collaborateurs et ce à une semaine des clôtures de paie dans un contexte dégradé. Les remerciements ne suffiront pas à des équipes épuisées par les va et vient incessants de l’entreprise dans sa course à l’optimisation financière.

La direction joue, face elle gagne, pile les salariés trinquent…

L’UNSA Adecco ne l’oublie pas et nous sommes engagés auprès de tous. Nous avons ce jour un entretien avec la DO et la DRH du Middle Office pour aborder différents sujets dont celui ci.


COMPLÉMENT MALADIE DES SALARIES PERMANENTS ET CHÔMAGE PARTIEL

Lors de différents calls, réunions, Adecco a expliqué que les arrêts maladie / garde d’enfants ne seront complétés qu’à hauteur de 70%  à compter du 23/03 au motif que l’activité partielle a été mise en place et que c’est le salaire de référence à prendre en compte.

L’UNSA Adecco a interpellé la direction sur ce point. En effet, un arrêt de la cour de cassation de 1987 précise qu’un salarié en arrêt ne peut prétendre à une rémunération supérieure à celle qu’il aurait perçu s’il avait été valide. Le plafonnement du complément de salaire annoncé semble donc cohérent.

Cependant aucun collaborateur de l’entreprise n’a été mis en chômage partiel sur la totalité de ses jours normalement travaillés. Nous considérons donc que sur les jours non AP vous devriez être rémunérés sur 100% et avons fait une demande en ce sens à la direction afin que vous soyez régularisés au plus tôt. Les plannings d’AP n’ayant pas ou peu été reçus pour les collaborateurs en arrêt de travail, nous accepterons qu’Adecco se base sur la moyenne d’AP des collègues du même site non arrêtés pour déterminer le nombre de jours à vous régulariser à 100%.

INFORMATION : Le 22/04 un mail des services RH a été adressé à l’ensemble des salariés leur précisant que les arrêts maladie et garde d’enfants compris dans la période du 23/03 au 30/04 ne feraient pas l’objet d’une retenue sur les paies d’avril et resteraient bien indemnisés à 100%.


indemnisation des ARRÊTs GARDE D’ENFANTS pour les INTÉRIMAIRES

De nombreux intérimaires ont du prendre des arrêts pour garde d’enfant de moins de 16 ans au lendemain de l’annonce de la fermeture des écoles.

Quelle ne fut pas la surprise lorsque vous avez reçu vos fiches de paies, vos arrêts n’ont pas été indemnisés et vous voilà dans une situation financière fragilisée !
L’UNSA avait alerté la Direction avant la clôture des paies sur la prise en compte du complément de salaire par Adecco et la prévoyance.
Dans un premier temps, nous avions reçu une fin de non recevoir de la part de la Direction.
Grace à la ténacité de vos élus UNSA Adecco, nous pouvons vous annoncer que les intérimaires ayant pris un arrêt pour garde d’enfant de moins de 16 ans ou en situation d’handicap seront indemnisés comme le prévoient les ordonnances du gouvernement.
En plus des indemnités de la sécurité sociale (il n’y aura ni jours de carence ni conditions d’éligibilités) qui vous indemnise à hauteur de 50 % de votre salaire moyen des derniers mois, vous serez complétés de la manière suivante:
-Pré requis : être en mission au moment de la demande de l’arrêt,
-Pour les salariés ayant plus de 414 heures dans la branche intérim , la prévoyance complétera votre salaire dès le 4è jour et Adecco complétera vos 3 premiers jours à hauteur de 90%.
-Pour les salariés ayant moins de 414 heures dans l’intérim, Adecco complétera le salaire à hauteur de 90 % sur la durée de l’arrêt.


Prime de Fin d’Année des salariés permanents

Beaucoup d’entre nous se demandent si la PFA sera la victime collatérale du chômage partiel (oups activité partielle) actuellement en place chez Adecco.

La PFA est calculée sur le salaire fixe brut perçu sur l’année, les absences sont proratisées au réel à partir de 22 jours d’absence. La question est donc légitime à se poser. Notre DSC a interpellé la direction à ce sujet à l’occasion du CSE Nord qui s’est tenu hier en leur précisant les législations en vigueur sur ce sujet.

En fin de journée, la direction est revenue vers nous pour nous confirmer que le chômage partiel n’impacterait pas notre PFA ou 13è mois. En clair, le chômage partiel compte comme du temps de travail effectif.



Notre réaction aux annonces de la Directrice Générale des Opérations,    

Atterrés, outrés, furieux mais malheureusement pas surpris. Voilà quelques-uns des adjectifs nous qualifiant à l’écoute des annonces faites le 6/04.

Une annonce en deux temps, d’abord sur la mesure d’accompagnement des (très) bas salaires dans l’entreprise. Les collègues ayant un fixe inférieur à 24 000€ bruts par an se verront compléter leur rémunération sur les périodes de chômage partiel. De prime abord, tout en regrettant le plafond si bas, cette mesure peut apparaître comme…une mesure. Nous estimons d’après les effectifs que seulement 25% des salariés pourront en bénéficier. Nous ne pensons pas que seulement 25% des salariés se sont investis sur leur poste ces dernières semaines… Comment remercie-t-on les 75% restants ? Adecco considère-t-il que ces salariés ont une rémunération telle qu’ils ne se rendront pas compte de la perte liée à l’activité partielle ? Qu’ils n’ont pas besoin de complément pour payer leurs factures ?

En 2019 une rémunération plafond à 30 000 € pour l’attribution de la prime PEPA, en 2020 une rémunération plafond à 24 000€ pour compléter le chômage partiel ; bonne nouvelle : ils ne pourront pas descendre le plafond en dessous du SMIC. Ouf, car c’est le chemin qui se profile.

Gardons bien en tête que le coût du chômage partiel hors complément, soit 84% de votre rémunération nette, sera remboursé à Adecco par l’Etat. Etat qui, se voulant plus protecteur (dixit Muriel Pénicaud, ministre du travail), a mis le plafond de prise en charge du chômage partiel à 4.5 SMIC soit un plafond annuel brut à 83 130€ quand Adecco est donc à 1.2 SMIC pour ses salariés !

Les DA, CFZ et autres fonctions supports sont-ils moins investis que les autres salariés ? Ont-ils moins besoin d’un salaire complet ? Les équipes commerciales ne sont-elles pas restées mobilisées ? Les équipes agences n’ont-elles pas répondu présentes dans leur ensemble ? Certains ont même réussi à servir des prospects car sont restés ouverts là où les concurrents qui détiennent habituellement le marché sont fermés.

Ensuite, l’annonce de l’incentive qui sera mise en place sur le deuxième trimestre. L’incentive désigne en anglais quelque chose qui encourage à une action précise. Un levier de motivation, une action persuasive. Bref une carotte pilotée à distance. Ce mot nous fâche. Pourquoi ? Parce que nous comprenons que l’entreprise salue l’investissement, les efforts, l’engagement, mais n’a pas grande confiance quant à notre régularité dans ses actions et s’assure de nous garder mobilisés en mettant en place cette carotte, nécessaire selon elle pour maintenir notre motivation au travail ! Drôle de merci !!

Parlons de cette carotte : Si vous êtes dans la catégorie fixe annuel inférieur à 24 000€, alors Adecco vous garantit également de toucher un montant de variable équivalent à la moyenne de celui perçu d’octobre 2019 à février 2020. Une moyenne de part variable calculée sur une période où le marché était déjà en recul, où les agences n’ont pas forcément dégagé un variable représentatif de l’investissement des équipes et correspondant aux mois de l’année où le variable est le plus bas quoi qu’il arrive. Pourquoi ne pas avoir pris en compte la moyenne de la PV versée en 2019 ?

Pour les autres, un calcul opaque sera mis en place pour comparer votre variable « normal » et une part de variable calculée sur les résultats Adecco France, Humando, Training et Adecco Medical. Le résultat le plus avantageux de ces calculs vous sera versé.

Montant proratisé à votre temps de présence effectif : les journées de chômage partiel ne compteront pas comme un jour effectif, les arrêts maladie non plus. Le périmètre affecté à cette mesure sera de plus illisible au quotidien pour les équipes. Quelle main et quel droit de regard avons-nous sur le pilotage de l’activité de Training, Humando ou Médical ?

Face : Adecco gagne, pile : le salarié perd !

Une prime, un geste, une mesure d’accompagnement doivent être simples, évidents et lisibles, accessibles à tous et concerner tout le monde. Adecco a une fois de plus accouché d’un écran de fumée.

Et nos CDI I en intermission qui se retrouvent déclarés en chômage partiel ? 100% des intermissions sont dues au COVID-19 ? Aucune GMMR à payer, comme c’est pratique.

Ils sont là les remerciements des salariés ?

CSE Central et CSE Central Extraordinaire le 9/04. L’UNSA sera là avec de vraies propositions.



Reprise d’activité dans le BTP

L’OPPBTP publie un guide de préconisations afin d’assurer la sécurité sanitaire des salariés dans le BTP. Ce guide a reçu l’agrément des ministères de la Transition Ecologique et Solidaire, de la Ville et du Logement, des Solidarités et de la Santé, et du Travail.

Vous pouvez le consulter par ici







Le mot De l’UNSA Adecco

A nos intérimaires en poste, votre santé est au cœur de nos priorités, en aucun cas vous ne devez vous retrouvez dans une situation où votre mission vous fait prendre des risques. L’entreprise utilisatrice dans laquelle vous effectuez votre mission doit avoir mis en place des mesures pour adapter vos postes de travail et vous permettre de travailler dans de bonnes conditions.

Si ce n’est pas le cas, vous devez en informer votre agence immédiatement ou appelez-nous. Nous sommes également là pour vous aider. Vous ne devez pas mettre votre santé en danger.

Certains d’entre vous, nous posent la question du paiement d’une prime, comme il l’a été entendu dans certaines entreprises, pour valoriser votre présence sur votre poste de travail dans ces conditions exceptionnelles. C’est une mesure que nous souhaitons voir se généraliser à l’ensemble des entreprises. Comme toujours, la règle est la parité de traitement entre les salariés permanents et intérimaires des entreprises. Si l’entreprise utilisatrice met en place une mesure de versement de prime, vous en bénéficierez dans les mêmes conditions.

Aux salariés permanents, Adecco a mis en place des mesures nous permettant de télé-travailler. Nous avons eu connaissance de cas où certains seraient contraints de se rendre en agence, alors qu’elles sont fermées au public, en prenant les transports en commun. Or, le discours de Christophe Catoir est clair. Protégez-vous ! Les déplacements et permanences en agences doivent être faits sur la base du volontariat.

Vous avez beaucoup de questions et d’incertitudes sur la mise en place du chômage partiel. Il a été décidé suite à la baisse d’activité connue sur l’ensemble du réseau ces derniers jours et en prévision de l’activité des jours à venir. Sur le Middle Office son application est décalée au 14/04, après les clôtures mensuelles de mars. La baisse d’activité à appliquer est déterminée en fonction de l’activité de chaque bassin d’emploi, du site de travail et de l’intitulé de vos postes. Chaque cas va donc être différent. Ce qui est fait pour un collègue d’une agence ne sera pas forcément ce qui sera fait sur votre site.

Nous utilisons tous les moyens à notre disposition pour nous assurer que chaque permanent est traité de manière convenable et équitable dans l’application de ces mesures.

La vigilance est de mise afin qu’aucun intérimaire ne se retrouve dans une situation à risques.

Alertez-nous si ce n’est pas le cas.

Nous demanderons un suivi des modifications faites sur les postes de travail des intérimaires afin de leur garantir des conditions de travail sécurisées. Nous demanderons également à connaître l’ensemble des entreprises ayant initié des paiements de primes pour nous assurer que vous en bénéficierez également. Nous serons vigilants sur la pérennité des CDI intérimaires après la crise sanitaire.

Les calls se succèdent ces derniers jours, l’ensemble des responsables de l’entreprise saluent la mobilisation et la réactivité des équipes dans cette crise sanitaire à être opérationnels depuis les outils de télétravail mis à disposition par l’entreprise.

Ces remerciements sont appréciés. Ils doivent maintenant se traduire dans les actes. Nous demandons à Adecco de compléter le salaire des permanents en activité partielle. D’autres grandes entreprises le font, Adecco peut le faire.

Chaque collaborateur a conscience que le paiement des parts variables sera anecdotique sur 2020, que l’entreprise ne procède pas à d’augmentations générales des salaires, qu’il n’y a plus de participation aux bénéfices depuis des années, que la reprise va être ardue, qu’il va falloir encore donner pour servir au mieux nos intérimaires et nos clients dans la sortie de crise. 84% du salaire net va être couvert par l’activité partielle. Le merci sera dans les 16% restant.

L’équipe UNSA Adecco


CORONAVIRUS respectez les mesures barrières et les consignes des professionnels de santé.

Vous protéger c’est protéger vos proches.

Le gouvernement en lien avec les autorités sanitaires ont mis en place des mesures pour freiner le développement du nombre de cas. Le but est d’aplatir la courbe de cas de malades infectés par le coronavirus afin d’éviter un pic qui dépasserait les capacités des hôpitaux.

Adecco a annoncé des mesures conséquentes sur ce sujet et met en place des moyens qui permettront un télétravail massif. Les informations ne sont pas encore complètes mais des points de situation sont prévus de manière régulière.

L’UNSA Adecco reste vigilant sur l’ensemble de ces mesures, tant pour nos collègues permanents que pour nos collègues intérimaires.

N’hésitez pas à nous contacter.

Cliquez sur l’image pour retrouver les informations du site officiel du gouvernement sur le coronavirus.




CSE OUEST : reprise du cinema

Lors de la dernière réunion CSE, les élus ont voté la reprise des abondements sur les tickets cinéma. L’ensemble des avantages ASC doivent être discutés en commission avant d’être validés en réunion, cependant le choix a été fait de vous permettre de bénéficier dès à présent de cet avantage.

RDV sur la page du CSE OUEST


SOS Hébergement

Vous êtes intérimaire en mission et vous êtes en rupture de logement ou d’hébergement ? Le service social du Fastt vous soutient dans une recherche de solution immédiate en:

  • Apportant une réponse au besoin d’hébergement d’urgence des intérimaires en mission et sans hébergement.
  • Réalisant un diagnostic et un accompagnement social : une proposition de solution temporaire d’hébergement peut être mise en place le jour même par le Service Social.

Plus d’information au 01 71 25 08 28

Source: https://www.fastt.org/sos-hebergement


SOS accident du travail :

Avec l’équipe SOS Accident du travail, vous et votre entourage pouvez bénéficier, dès les premiers jours qui suivent l’accident du travail, de conseils et de prestations d’assistance de proximité :

  • Des renseignements sur les premières démarches et formalités administratives à entamer,
  • Des réponses et conseils sur les différents dispositifs existants (financiers ou autres),
  • Des solutions d’assistance pour résoudre les difficultés immédiates,
  • Un assistance psychologique post-traumatique

A la suite d’un accident du travail, si vous rencontrez des difficultés d’aptitude au métier que vous exerciez, des assistantes sociales vous accompagnent pour retrouver une activité professionnelle :

Pour toute question, contactez l’équipe FASTT SOS Accident du Travail au 01 71 255 830.

Source: https://www.fastt.org/sos-accident-du-travail


Pour consulter la page Adecco sur le CET cliquez ici 


A QUELLES AIDES POUVEZ-VOUS PRETENDRE?

À quelles aides sociales ai-je droit ? Combien puis-je toucher ? Trouver réponse à ces questions devient simple et rapide grâce au simulateur mes-aides.gouv.fr. Il suffit à l’usager de renseigner sa situation (familiale, logement, ressources…), et l’outil liste les aides de l’État auxquelles il peut prétendre et leur montant estimatif. A l’issue de la simulation, le site propose également d’entamer les démarches nécessaires pour obtenir les aides en question : l’usager peut pré-remplir directement le formulaire de demande, l’imprimer, et connaître les pièces justificatives à joindre.

En luttant contre le non-recours, mes-aides.gouv.fr simplifie l’accès des Français aux aides sociales, une priorité que s’est fixée le Gouvernement. Aujourd’hui centré sur les aides de l’État, l’outil intègrera à terme d’autres prestations, notamment locales. Prochainement, quelques-unes des 30 aides sociales de la Mairie de Paris viendront compléter le dispositif pour les utilisateurs parisiens.

Source modernisation.gouv.fr


La mutuelle intérimaire

La mutuelle Intérimaires Santé, réservée aux intérimaires, vous permet d’être couvert à un prix très avantageux. En plus, comme pour tout salarié, votre employeur prend un charge la moitié de la cotisation.

Votre adhésion sera automatique, si vous êtes intérimaire et avez travaillé plus de 414 heures. C’est aussi automatique si vous êtes en mission de plus de trois mois, ou en CDI Intérimaire.

Mais si vous ne remplissez pas ces conditions, il est possible de demander une adhésion anticipée. Dans ce cas, c’est le FASTT qui pourra jouer le rôle de l’employeur, et participer à la cotisation à hauteur de 50%.

Plus d’info ici


 La prévoyance des intérimaires

Intérimaires Prévoyance est le régime de prévoyance des salariés intérimaires. Il couvre dès la 1ère heure l’ensemble des salariés intérimaires pour le décès, l’invalidité et les risques liés au travail (arrêt de travail suite à un accident du travail, un accident de trajet, une maladie professionnelle). Les garanties, en cas d’arrêt de travail suite à maternité, maladie ou accident de la vie privée, sont acquises pour les intérimaires dès le premier jour du mois qui suit le franchissement des 414h de mission d’intérim au cours des 12 derniers mois.

Plus d’info ici


SOS garde d’enfants :

Vous avez un problème ponctuel de garde d’enfants et vous êtes en mission ou sur le point d’en démarrer une. Le Fastt vous propose des solutions de garde de vos enfants (à domicile ou en crèche sur certains départements). SOS Garde d’enfant se met en place très rapidement et sans conditions d’ancienneté.

Plus d’info  ici


Nouveautés


COMPTE PERSONNEL DE FORMATION :

Des applications sont désormais téléchargeables sur l’app store et Google Play pour vous permettre de suivre plus facilement votre budget disponible, de choisir votre formation et même de la réserver.

Profitez-en !


LUTTE CONTRE LES DISCRIMINATIONS :

Une réunion de négociation est organisée le 11/02 pour réviser l’accord. Une discrimination est une inégalité de traitement fondée sur un critère prohibé par la loi comme l’âge, le sexe, la religion, l’orientation sexuelle, l’origine, le handicap, …

Nous attendons beaucoup de ces négociations notamment sur le sujet du handicap : nous ne nous satisfaisons pas de la promotion faite de la demande de RQTH dans l’entreprise. L’UNSA Adecco entend porter des engagements forts sur l’ensemble des sujets liés à la discrimination.


ADECCO : QUE SE PASSE-T-IL ?

Depuis plusieurs semaines nous sommes contactés par des salariés de toute la France sur des mouvements de personnel et de structure sur l’ensemble des territoires. Lors des CE de décembre nous avons demandé des précisions aux présidents des instances, il s’agit selon eux d’ajustements locaux fait dans la légalité. Face à ces réactions nous avons décidé de solliciter la fédération et plus particulièrement la branche Intérim de l’UNSA pour agir vite car nous ne pouvons pas nous permettre d’attendre que les instances nouvellement élues soient mises en place.

L’UNSA INTERIM INTERPELLE LA SECRETAIRE GENERALE D’ADECCO

Le représentant de la fédération a interpellé la semaine dernière la secrétaire générale du groupe en lui rappelant les dispositifs légaux à appliquer face à ce que nous considérons être un projet de réorganisation en précisant que nous saisirions la Direction Générale du Travail si nous l’estimons nécessaire.

Vous êtes concerné par un budget justifiant une suppression de poste, votre agence devient un Centre de Recrutement, on vous « propose » une mobilité sur une autre agence, on vous « encourage » à accepter un contrat de détachement ? Contactez-nous.


ILE DE FRANCE : ADECCO DONNE SES PRIORITES

Les élus du périmètre Ile de France ont reçu une convocation à une CSE Extraordinaire qui se tient le 15/01. L’objet en est le rapprochement des sites parisiens en un lieu unique : Cœur de Défense.


FASTT TELECONSEIL MEDICAL

Dès que vous avez une question, pour vous ou un de vos proches, vous pouvez appeler Medaviz et échanger avec un médecin qualifié qui répond à votre cas précis 24h/24 et 7j/7.

  • Mon taux de cholestérol a augmenté lors de ma dernière prise de sang. Que dois-je faire ?
  • Mon enfant est fiévreux. Quelle quantité de paracétamol puis-je lui donner ?
  • J’ai une gastro, comment la traiter ?  ….

Avec Medaviz, vous pouvez appeler des médecins généralistes, des médecins spécialistes (pédiatres, gynécologues, psychiatres, etc) et des professionnels du paramédical (pharmaciens, infirmières, sages-femmes, etc). Ce service, pris en charge par le FASTT, est offert aux intérimaires.

Pour bénéficier de ce service, c’est très simple, il faut au préalable créer votre compte, puis composez le 09 77 55 79 80 (appel non surtaxé).


ADECCO RELAX

Ouverture saison PRINTEMPS-ETE 2020

Vous avez jusqu’au 31/01/2020-17h pour enregistrer vos souhaits.

Conditions d’attribution :

• Intérimaires : 1400 heures et plus entre le 1/6/2018 et le 30/11/2019, fin de mission n’excédant pas 3 mois au moment de la demande.
• Permanents : 12 mois de présence au moment de la demande et ne pas être en instance de départ.

Réservez votre appartement sur Adecco Relax


NOUVEAUTE

Il était temps vous direz nous mais ça y est, notre site est « mobile friendly » vous pouvez le consulter en taille adaptée depuis votre smartphone ou votre tablette !

GARDE D’ENFANTS/ SOLUTIONS FASTT

UNE GARDE D’ENFANT A DOMICILE

Le Fastt recherche et organise sous 48 heures une solution de garde d’urgence à votre domicile adaptée à l’âge de vos enfants par un professionnel qualifié.

  • Un coût de 1 euro de l’heure (grâce à la participation du Fastt)
  • Jusqu’à 80 heures par an
  • Assuré par un(e) professionnel(le) qualifié
  • Ce service est accessible même en dernière minute.

UNE GARDE D’ENFANT EN CRECHE
Le Fastt recherche et organise l’accueil de vos enfants de moins de 4 ans en crèche collective.

Un réseau professionnel de plus de 450 structures (19 régions sur 22)
Un coût calculé sur la base du quotient familial
Jusqu’à 400 heures par an
Une solution mobilisable même en dernière minute
Complémentaire avec les solutions de garde à domicile du Fastt

Site Mon enfant

Le site « Mon enfant » apporte aux intérimaires 

  • de nombreux conseils sur les différents mode de garde : collectivité, à domicile, ponctuelle ou permanent.
  • Un tableau de comparaison et des vidéos pratiques vous aiderons à faire le bon choix.

Accédez au site

 

STOP A LA SOUFFRANCE AU TRAVAIL

 

image-souffrance

Stress, solitude, cas de harcèlement, de burn-out… La vie au travail n’est pas toujours facile. Et la souffrance, les désillusions, sont fréquentes. Mais s’il est difficile de transformer notre monde professionnel, il est en revanche possible pour chacun d’entre nous de fixer des limites,de se protéger.

Les conseils d’Anne-Catherine Sabas, psychothérapeute, pour « travailler pour vivre, et non pour survivre ».

« Toujours plus »… Voici le credo qui semble régir le monde professionnel. Combien d’entre nous sont soumis à des impératifs – parfois inatteignables – de rapidité, de productivité, de rentabilité ? Un cercle vicieux, pour Anne-Catherine Sabas, psychothérapeute et sophrologue. « Prise dans ce tourbillon, la personne court après le temps pour essayer de faire toujours mieux. Ce faisant, elle se déconnecte de son corps. Et n’a plus le temps de sentir comment elle va ».

Résultat : nombreux sont ceux à ne pas s’apercevoir qu’ils souffrent. Et à se retrouver, quelques semaines ou quelques mois plus tard, au bord du gouffre, du burn-out ou de la dépression. Mais il est possible d’agir avant qu’il ne soit trop tard. La clé ? Prendre le temps de s’arrêter, et surtout, de s’écouter.

3 questions à se poser

Comment vais-je ?
Une question à se poser tous les jours, selon Anne-Catherine Sabas. « Le matin, avant de poser le pied par terre, et le soir, avant de s’endormir. Et en particulier le dimanche soir et le lundi matin. » L’enjeu ? « Ne pas perdre contact avec soi-même ».

Est-ce que ce que je vis me convient ?
Métier, environnement professionnel, collègues, salaire… Bien sûr, il n’est pas possible d’être pleinement satisfait de tout. Mais une chose reste fondamentale pour la psychothérapeute : faire un travail qui nous plait. Car « parfois, on souffre car on n’est tout simplement pas à notre place ».

Qu’est-ce qui me fait souffrir ?
Moteur pour certains, ou, au contraire, complètement paralysant pour d’autres… Chacun de nous a, par exemple, un rapport différent au stress. « La question, c’est de sentir à quel moment on bascule dans le mal-être.

S’écouter penser, parler…

A DÉCOUVRIR

Testez-vous

Etes-vous stressé(e) au travail ? Faites ce test pour le savoir.

« J’en ai plein le dos », « ça me prend la tête »… « Le stress que l’on ne peut pas gérer s’imprime sur notre corps », rappelle Anne-Catherine Sabas. Tout signe de grande fatigue, toute douleur, ou encore tout trouble du sommeil ne doit donc jamais être pris à la légère.

Autre signal d’alarme : l’incapacité à s’arrêter de penser. « Si l’on est sans cesse dans l’anxiété, la rumination mentale, c’est que déjà, quelque chose commence à nous échapper.

AGISSSEMENTS SEXISTES ET HARCELEMENT MORAL/ NOUVEAUTES

 

1) Une protection accrue contre les agissements sexistes

La loi n°2015-994 du 17 août 2015 a introduit la définition de l’agissement sexiste : « Nul ne doit subir d’agissement sexiste, défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant » (article L. 1142-2-1 du Code du travail).

L’agissement sexiste est défini comme tout agissement lié au sexe d’une personne, ayant pour objet ou pour effet de porter atteinte à sa dignité ou de créer un environnement intimidant, hostile, dégradant, humiliant ou offensant. Il s’inscrit dans les dispositions sur l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes figurant dans le titre IV du Code du travail.

La loi du 17 août 2015 prohibe les agissements sexistes mais ne prévoyait aucune sanction à ce texte.

La loi de 8 août 2016 veut assurer une protection accrue contre les agissements sexistes ; à cet égard, elle prévoit 3 dispositions pour rendre plus effective la lutte contre les agissements sexistes.

Tout d’abord, dans le cadre de son obligation d’assurer la sécurité et la santé mentale des salariés, l’employeur doit planifier la prévention liée aux agissements sexistes au même titre que pour les risques liés au harcèlement moral et sexuel (article L. 4121-2 du Code du travail).

Par ailleurs, le CHSCT peut aussi proposer des actions de prévention des agissements sexistes. Si l’employeur refuse les actions proposées par le CHSCT, ce refus devra être motivé (article L. 4612-3)

Enfin, le règlement intérieur de l’entreprise doit mentionner les dispositions sur l’interdiction des agissements sexistes (article L. 1321-2 du Code du travail).

2) Un régime de preuve assoupli pour la victime de harcèlement moral ou sexuel

L’article 3 de la loi n°2016-1088 du 8 août 2016 prévoit que la charge de la preuve en matière de harcèlement sexuel est identique à celui de la discrimination.

Lorsque survient un litige relatif à l’application des articles L. 1152-1 à L. 1152-3 et L. 1153-1 à L. 1153-4, le candidat à un emploi, à un stage ou à une période de formation en entreprise ou le salarié présente des éléments de fait laissant supposer l’existence d’un harcèlement.

Auparavant, le salarié devait « établir » des faits permettant de présumer l’existence d’un harcèlement.

Au vu de ces éléments, il incombe à la partie défenderesse de prouver que ces agissements ne sont pas constitutifs d’un tel harcèlement et que sa décision est justifiée par des éléments objectifs étrangers à tout harcèlement.

Le juge forme sa conviction après avoir ordonné, en cas de besoin, toutes les mesures d’instruction qu’il estime utiles (C. trav . art. L. 1154- du Code du travail).

3) Une sanction plus sévère du harcèlement sexuel : cumul de l’indemnité minimale de 6 mois de salaires et du rappel de salaire pendant la période couvrant la nullité du licenciement (art. L1235-3-1 du Code du travail)

Outre une indemnité minimale pour licenciement nul, le salarié qui a subi des actes de harcèlement sexuel, aura droit à un rappel de salaire pendant la période couvrant la nullité du licenciement.

En effet, l’article 123 de la loi Travail créé un nouvel article L. 1235-3-1 du Code du travail qui dispose que : lorsque le juge constate que le licenciement est intervenu en méconnaissance des articles L. 1132-1, L. 1153-2, L. 1225-4 et L. 1225-5 et que le salarié ne demande pas la poursuite de son contrat de travail ou que sa réintégration est impossible, le juge octroie au salarié une indemnité, à la charge de l’employeur, qui ne peut être inférieure aux salaires des six derniers mois.

Elle est due sans préjudice du paiement du salaire, lorsqu’il est dû, qui aurait été perçu pendant la période couverte par la nullité et, le cas échéant, de l’indemnité de licenciement prévue à l’article L. 1234-9.

Autrement dit, non seulement le salarié pourra cumuler une indemnité minimale pour licenciement nul qui ne peut être inférieure à 6 mois de salaire et un rappel de salaire couvrant la période de nullité (c’est-à-dire entre la date de notification du licenciement et la date de notification du jugement du conseil de prud’hommes ou l’arrêt de la cour d’appel).

Ce rappel de salaire pourra être très important car il peut s’écouler plusieurs années (4 ou 5 ans voire plus) entre la notification d’un licenciement et le jugement du conseil de prud’hommes ou l’arrêt de la cour d’appel qui déclare le licenciement nul.

L’article L. 1235-3-1 s’applique aux licenciements suite à un harcèlement sexuel (L. 1153-2 du Code du travail), aux licenciements liés à l’état de grossesse (L. 1225-4 et L. 1225-5 du Code du travail) et aux licenciements discriminatoires (L. 1132-1 du Code du travail).

 

Source: Village justice.