Communications syndicales et boites mail pro : pourquoi pas l’Unsa?

Afin de favoriser un dialogue social constructif permettant la mise en place de projet sans incidence la Direction a tout intérêt à ce que certaines organisations syndicales soient de la partie, quitte à se retrouver comme dans une pièce théâtre à jouer le méchant ou s’approprier des victoires dont elles ne sont pas à l’origine . Pendant combien de temps comptent-ils duper ainsi les salariés ?

En effet, depuis quelques temps certaines organisations syndicales sont autorisées à communiquer avec l’ensemble des agence via les boites mails alors que cela est contraire à l’accord de droit syndical .

L’UNSA respecte les accords qu’elle signe mais ce n’est pas le cas de tout le monde. 

L’UNSA demande des sanctions… la direction va t-elle le faire auprès de ses protégés ? 

Syndicat et élus, quels impacts face à l’entreprise ?

Vous êtes nombreux à nous demander ce que nous faisons, comment et pourquoi est-ce que nous dénonçons parfois les projets de l’entreprise mais ne les bloquons pas.

La réalité est toute simple : nous n’en avons pas le pouvoir.

Il faut garder en tête que la législation contraint les entreprises à informer et/ou consulter sur tout changement impactant les salariés (organisation, rémunération notamment) mais que l’avis recueilli n’est ni bloquant ni suspensif.

Sur un projet de changement de rémunération, par exemple, l’entreprise se doit d’informer les élus et de recueillir leurs avis en instance. Une fois l’information faite nous nous devons de rendre avis dans un délai déterminé par la législation. Sans cet avis l’entreprise ne peut pas mettre en place le projet. Cependant lorsque nous rendons un avis défavorable appuyé sur une expertise indépendante, l’entreprise n’est pas pour autant tenue d’agir en ce sens. Elle a informé, consulté, recueilli un avis négatif et peut donc déployer son projet.

Quid des actions judiciaires vous direz nous ! Lorsque nous en avons la possibilité nous en usons. Pour reprendre le cas de la rémunération pour ester en justice il doit y avoir dommage. Le dommage n’existe pas tant que le projet n’est pas mis en œuvre et que la justice ne peut pas mesurer l’impact sur des personnes réelles. Hypothétiquement il faudra donc attendre que des salariés constatent une perte de rémunération entre ce qu’ils ont perçu avec la nouvelle rémunération versus ce qu’ils auraient perçu avec l’ancien système, qu’ils se fassent connaître et acceptent d’aller en justice pour recueillir l’avis d’un juge. Si les syndicats peuvent accompagner ces procédures ils ne peuvent pas les anticiper.

Prenons un autre exemple : les NAO. L’entreprise est obligée de convoquer et d’entendre les revendications des syndicats mais elle n’a pas d’obligation de conclure. Elle convoque, écoute, choisi de ne rien faire, recueille le désaccord des syndicats et lance des NAO unilatérales.

Comment expliquer le peu de cas qui est fait des élus ?

Plusieurs raisons. Un choix d’entreprise tout d’abord. Le peu de risque que ça représente pour l’entreprise dans le cas d’Adecco. En effet, les élus représentent les salariés. Nous avons tous à cœur de défendre vos intérêts et ne lâchons rien. Mais ce qu’Adecco voit c’est le taux de participation aux élections professionnelles. Lorsque ce taux ne dépasse pas 3% des salariés, certes nous sommes élus mais pour Adecco notre légitimité n’est assise que sur 3% des votants. CQFD.

Vous vivez comme nous la machine Adecco, réorganisation, pressions sur objectifs pas forcément adaptés, équipes épuisées, démissions, arrêts.

La solution : se mobiliser, oser dire ce qui ne fonctionne pas, refuser ce qui ne devrait pas être, s’investir autrement, pourquoi pas en rejoignant un syndicat ? En étant candidat aux élections et voter lors des élections professionnelles.

Être candidat, être élu, ne signifie pas renoncer à votre poste. A l’Unsa les deux sont parfaitement compatibles : tous nos élus vous le diront, ils partagent leur temps en fonction du nombre d’heures qu’ils peuvent allouer à l’Unsa et des responsabilités qu’ils souhaitent prendre.

C’est la solidarité de tous les salariés qui permettra de se faire entendre et d’obliger la direction à tenir plus compte de vous, de nous.

Projet d’accord Egalité Pro et QVT

Equilibre vie privée – vie professionnelle.

Cet accord sur l’égalité professionnelle et qualité de vie au travail couvre non seulement le sujet de l’égalité homme – femme mais aussi de l’équilibre vie privée – vie professionnelle, toute forme de discrimination dans le recrutement, l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des salariés en situation de handicap, le droit d’expression directe et / ou collective des salariés, droit à la déconnexion, mobilité et transports doux, la mise en place d’un régime de prévoyance.

Les sujets sont vastes et nombreux. Aucun n’a moins d’importance que l’autre et tous ont une incidence pour les salariés.

Un salaire égal à compétences égales, le respect des temps de travail contractuel, le droit de s’exprimer dans le respect et l’écoute mutuelle, l’accompagnement et l’adaptation du poste de travail lorsque survient un handicap, les mêmes droits, les mêmes chances. Tout ce qui devrait aller de soi mais ne l’est pas encore toujours, partout.

Nous voudrions toujours mieux, faire mieux est toujours possible. Le projet ne nous donne pas entière satisfaction. Toutefois il contient de vraies évolutions par rapport à l’accord précédent.

Du chemin reste à faire sur ces sujets et l’UNSA restera force de proposition. Nous avons pris la décision de signer cet accord.

Cependant la majorité des syndicats n’ayant pas validé l’accord la direction mettra en place un plan d’action unilatéral.

Télétravail : information

Information sur le projet d’accord télétravail.

Si la crise sanitaire a eu du bon c’est bien de casser les codes et de rendre possible l’impossible sur le télétravail. Qui aurait parié il y a de cela un an que l’ensemble des métiers adecco sont compatibles au télétravail ? Sincèrement… Pas nous.

Nous avons reçu début janvier le projet d’accord de la direction faisant suite aux négociations. Nous sommes en discussion avec Adecco concernant certains points du projet qui ne reprennent pas, selon nous, les éléments présentés en négociation.

Avec, toujours, un point bloquant à ce jour qui est l’absence d’indemnisation des frais engagés par le salarié en télétravail. Nous ne sommes pas sensibles à l’argument de la direction qui est de dire que ces frais sont compensés par le temps de trajet non effectué et les frais de déplacements économisés. Notamment parce que pour tous les salariés prenant les transports en commun le coût de l’abonnement reste le même que l’on aille 5 jours ou 3 jours par semaine au bureau.