Liste noire d’Adecco : l’article scandale

Une de l’Humanité du 18/02/2021

Hier paraissait à la Une du journal l’Humanité un article sur les pratiques RH d’Adecco. En cause, une liste « fuitée » à la presse reprenant la planification de départs de salariés en licenciement / ruptures conventionnelles et ce jusqu’à fin 2021.

Au-delà de l’outrage de découvrir ce type de document dans la presse et de la simple existence de ce type de liste dans une entreprise se voulant « Leader des Solutions RH », nous ne pouvons que nous poser les questions suivantes :

Au vu des marques concernées nous parlons d’un fichier des services RH groupe ! Nous supposons que la journaliste responsable de cet article a dû contacter le service presse Adecco pour avoir une réaction ?

Comment l’entreprise arrive-t-elle à planifier des départs en rupture conventionnelle alors même que les salariés n’en ont pas fait la demande ?

Comment l’entreprise arrive-t-elle à prévoir des fermetures de site alors qu’en instance, la bouche en cœur et les yeux brillants, on nous assure qu’il n’y a pas de fermetures de prévues ?

Et comment, comment peut-elle ne pas réagir ? Rester silencieuse en espérant que cette info passe sous le tapis de l’actualité ? Laisser bafouer le respect et les droits des salariés en cours de procédure à qui elle demande de ne pas annoncer leur départ de suite aux équipes et qui se retrouvent identifiables dans le document publié ? C’est ça le pacte social ? C’est ça l’engagement d’une entreprise responsable ?

L’UNSA exige une réponse de l’entreprise sur cet article. L’UNSA exige des excuses auprès des salariés listés, l’UNSA exige le respect des instances et des élus et demande à l’entreprise de convoquer les instances nécessaires pour des procédures d’information consultation sur les fermetures de sites programmés (sites MO, agences, Onsite).

Le scandale n’est pas tant la publication de cet article qui ne fait que mettre en lumière les méthodes et pratiques de l’Adecco réel, celui caché derrière ses grands principes et ses grands engagements affichés dans les médias. Le scandale est la non réaction, l’irrespect flagrant pour les salariés et les instances représentatives du personnel et plus généralement un « jemenfoutisme » structurel de la Direction de l’entreprise pour les humains qui font l’entreprise et leurs droits.

L’UNSA sera active dans les démarches judiciaires entreprises pour la défense des intérêts et des droits des salariés.

Commission Adecco Relax

Bilan de attributions de la 1ère commission.

La Commission d’attribution a traité 436 demandes (441 demandes initiales mais 5 collaborateurs n’ont pas fourni leur avis d’imposition dans les délais)et réalisé 340 attributions soit 77.98 % de satisfaction.

52 attributions aux collaborateurs intérimaires sur 64 demandes soit 81.25 % de satisfaction.

288 attributions aux collaborateurs permanents sur 372 demandes soit 77.41 % de satisfaction.

La concentration des demandes sur les vacances scolaires n’a pas permis de répondre aux choix de l’ensemble des collaborateurs. Cependant, il reste encore des appartements libres à la montagne et quelques possibilités sur les régions mer, campagne et lacs.

Les 96 collaborateurs n’ayant pu obtenir d’appartements lors de cette commission d’attribution auront en priorité l’accès à la base @relax pour la commission d’attribution des Prioritaires.

À partir du 8 mars 2021, la Période Libre affichera les possibilités de locations restantes.

CSE : remise à zéro des compteurs depuis le 1er janvier

Carte des périmètres CSE Adecco par département.

Les CSE Adecco vous permettent d’avoir accès à des avantages nombreux. Certains d’entre eux vous permettent de disposer d’une enveloppe annuelle pour des activités sportives, culturelles et/ou de loisirs.

Chaque année au 1er janvier votre enveloppe est renouvelée. Elle peut également évoluer en fonction des budgets à disposition des CSE et des choix d’activité et d’utilisation votés par les membres des CSE. Rendez-vous sur la page de votre CSE pour les (re)découvrir : CSE ADECCO par périmètre

Formation et reconversion

Un accord Pro A au niveau de la branche pour les intérimaires a été signé à l’unanimité . Celui ci a pour objet de permettre aux CDI intérimaires d’accéder à des formations qualifiantes suite à un projet de reconversion ou de promotion.

Report dans la saisie de vos droits formation jusqu’au 30 juin 2021

N’attendez plus!

Les salariés ayant travaillé du 1er janvier 2009 au 31 décembre 2014 ont pu cumuler 120 heures de formation au titre de leur DIF.

Vous avez jusqu’au 30 juin 2021 pour les renseigner  sur votre compte personnel formation.

https://www.moncompteformation.gouv.fr

Passé cette date, ces heures seront perdues.

Sur votre CPF, les heures de votre DIF seront converties en numéraires soit pour 120 heures la somme de 1800 euros.

Tous les ans, votre compte sera crédité à hauteur de 500 euros si vous avez effectué une durée de travail égale à la moitié de la dure légale.

Votre plafond ne pourra pas dépasser 5000 euros.

Congé Supplémentaire

Pour les salariés présents au 01/06/2020 vous bénéficiez d’une journée de congé supplémentaire offerte. Cette journée doit être prise avant le 31/03/2021 sinon elle sera perdue.

Vous devez déclarer à votre manager la date souhaitée et celui-ci fera remonter les demandes au service paie. Votre journée de congé apparaîtra en « absence autorisée rémunérée » sur votre bulletin de salaire du mois concerné.

Ce congé supplémentaire n’est pas géré via SmartRH. Sans demande de votre part il sera perdu.

Projet d’accord Egalité Pro et QVT

Equilibre vie privée – vie professionnelle.

Cet accord sur l’égalité professionnelle et qualité de vie au travail couvre non seulement le sujet de l’égalité homme – femme mais aussi de l’équilibre vie privée – vie professionnelle, toute forme de discrimination dans le recrutement, l’insertion professionnelle et le maintien dans l’emploi des salariés en situation de handicap, le droit d’expression directe et / ou collective des salariés, droit à la déconnexion, mobilité et transports doux, la mise en place d’un régime de prévoyance.

Les sujets sont vastes et nombreux. Aucun n’a moins d’importance que l’autre et tous ont une incidence pour les salariés.

Un salaire égal à compétences égales, le respect des temps de travail contractuel, le droit de s’exprimer dans le respect et l’écoute mutuelle, l’accompagnement et l’adaptation du poste de travail lorsque survient un handicap, les mêmes droits, les mêmes chances. Tout ce qui devrait aller de soi mais ne l’est pas encore toujours, partout.

Nous voudrions toujours mieux, faire mieux est toujours possible. Le projet ne nous donne pas entière satisfaction. Toutefois il contient de vraies évolutions par rapport à l’accord précédent.

Du chemin reste à faire sur ces sujets et l’UNSA restera force de proposition. Nous avons pris la décision de signer cet accord.

Cependant la majorité des syndicats n’ayant pas validé l’accord la direction mettra en place un plan d’action unilatéral.

Télétravail : information

Information sur le projet d’accord télétravail.

Si la crise sanitaire a eu du bon c’est bien de casser les codes et de rendre possible l’impossible sur le télétravail. Qui aurait parié il y a de cela un an que l’ensemble des métiers adecco sont compatibles au télétravail ? Sincèrement… Pas nous.

Nous avons reçu début janvier le projet d’accord de la direction faisant suite aux négociations. Nous sommes en discussion avec Adecco concernant certains points du projet qui ne reprennent pas, selon nous, les éléments présentés en négociation.

Avec, toujours, un point bloquant à ce jour qui est l’absence d’indemnisation des frais engagés par le salarié en télétravail. Nous ne sommes pas sensibles à l’argument de la direction qui est de dire que ces frais sont compensés par le temps de trajet non effectué et les frais de déplacements économisés. Notamment parce que pour tous les salariés prenant les transports en commun le coût de l’abonnement reste le même que l’on aille 5 jours ou 3 jours par semaine au bureau.

Quand les attestations n’en font qu’à leur tête!

Vérifiez vos attestations;

Les salariés s’interrogent parfois sur l’efficacité ou les actions menées par les syndicats dans l’entreprise. Aujourd’hui un exemple concret prouve encore notre efficacité et montre aussi que c’est grâce à vous que nous avançons.

De nombreux intérimaires ont été placés en activité partielle en 2020 du fait du Covid. Fort heureusement d’heureux évènements nous attendent pour 2021, tel est le cas d’une prochaine naissance.

Toutefois, un futur congé maternité peut s’avérer être source d’angoisse quand l’informatique s’en mêle. Comment ? Tout simplement au travers des attestations de salaire. Pour une raison encore inexpliquée, des CDI Intérimaires ont des attestations erronées, impliquant, si le salarié n’est pas attentif, une perte considérable de ses droits à IJSS.

En effet, une salariée qui part en congé maternité s’est vue remettre une attestation incomplète. L’activité partielle n’a pas été incluse dans ses salaires !!

Or comme le précise la CPAM sur son site internet : « Votre employeur doit nous adresser une attestation de salaire en rétablissant les salaires. Il doit indiquer un motif d’absence « chômage » ou « absence autorisée ».

Autrement dit, dans le cas du chômage partiel, le calcul de vos indemnités journalières se fera sur la base de vos salaires rétablis, autrement dit, les salaires que vous auriez perçus si le chômage partiel n’avait pas dû être mis en place.

L’UNSA a interpelé la Direction sur le sujet afin que la situation de cette salariée soit réglée au plus vite mais également qu’une correction soit apportée afin qu’aucun intérimaire ne soit pénalisé.