Nouvelle rémunération variable

Tout savoir sur le projet Pyramide (ou [pire]amide…)

Beaucoup de bruits, peu d’explications. L’UNSA vous présente le nouveau projet de rémunération variable qui va tenter de s’imposer à nous en 2021 pour faire joyeusement suite à 2020. En exclusivité le projet de l’entreprise vous est dévoilé.

Calcul de la base de référence du variable
Calcul de la PV individuelle

Trait d’esprit mis à part c’est tout de même l’effet que nous a fait la présentation de ce calcul de rem ambitieusement qualifié de plus simple par la direction ! Nos experts travaillent à vous le déchiffrer afin de vous en donner une traduction simple et concrète au plus vite. Vous pourrez en prendre rapidement connaissance sur ce site.

Retour sur les NAO

Négociations Annuelles Obligatoires

La direction a réuni comme chaque année l’ensemble des organisations syndicales représentatives. Chaque organisation syndicale présente ses revendications et Adecco y répond favorablement ou pas.

Comme à l’accoutumé, dans une entreprise où le dialogue social est primordial, Adecco applique le principe selon lequel ils sont obligés de négocier mais pas de conclure !

A partir de là vous l’aurez compris, Adecco n’a répondu favorablement à aucune de nos revendications.

Cette année, nous avons quitté la table des négociations au vu des propositions d’Adecco. Notre démarche a été suivie par les autres syndicats. Pas d’enveloppes d’augmentation individuelle, pas d’augmentation générale entre autres. A notre sens, une absence totale de considération des salariés !!!

Rappelons que durant toute l’année 2020, l’ensemble des salariés s’est encore plus investi pour maintenir les plannings des agences, a subi des pertes de salaires. Adecco a fait le choix délibéré de ne pas abonder les salaires pour l’ensemble des salariés. Durant les périodes de confinements, les salariés n’ont bénéficié d’aucune indemnisation financière dans le cadre du télé travail et pourtant nous avons dû consommer plus d’électricité, de chauffage… mais ça c’est normal selon eux.

Sous couvert de la crise sanitaire, Adecco justifie qu’il n’y aura aucune augmentation, ni générale ni individuelle. Lorsque nous sommes dans de « bonnes années », pas ou peu d’enveloppe car il faut rester dans la maitrise des coûts, dans les mauvaises années ce ne serait pas pertinent d’affaiblir l’entreprise en augmentant les salaires. Toujours des excuses qui cachent (mal) une position claire : refus d’augmentation générale des salaires et ajustements à la marge en individuel avec des enveloppes rachitiques. Toutefois, pour le versement des dividendes auprès des actionnaires, là il n’est pas question de crise.

Dans les échos le 13/10/2020, Alain Dehaze précisait  » Nous avons réussi cependant à ne pas perdre d’argent et même à en gagner un peu en économisant sur nos coûts, en ne renouvelant pas certains CDD, et en mettant en suspens momentanément certains projets. » Visiblement cette réussite n’est pas du fait des salariés restant qui ont du combler l’absence de leurs collègues non renouvelés et subir l’activité partielle. Ils ne méritent donc pas des mesures NAO à la hauteur de leur engagement selon Adecco.

Nous refusons d’être complices de ces principes dans une entreprise qui se vante de placer l’humain au cœur auprès de ses clients ! De plus, une entreprise qui souligne ad libitum l’incroyable investissement de ses salariés dans un contexte inédit, qui les remercie à n’en plus finir et continue de leur demander plus et toujours plus MAIS juge totalement inapproprié d’augmenter leurs salaires ne serait-ce que du taux de l’inflation ??? Si vous estimez que nous n’avons fait « que » notre travail… Pourquoi nous remerciez-vous ? Si nous avons fait plus, pourquoi le reconnaître en parole (ou mentiriez-vous ?) et le réfuter dans les actes ?

Suite à de nouvelles propositions d’Adecco, sans vrai geste significatif, nous avons décidé de ne pas signer cet accord qui fait donc l’objet d’une mise en place unilatérale par l’entreprise.

Adecco change une nouvelle fois d’assureur

Mutuelle et Prévoyance : quelles conséquences?

Pourquoi changer ? Face au Covid 19, le gouvernement a sollicité les assureurs en les taxant via la création d’une nouvelle taxe. La majorité des assureurs ont fait le choix de faire contribuer leurs cotisants. Adecco a estimé que cette hausse n’était pas justifiée et a profité de l’opportunité pour lancer un appel d’offres.

A compter du 1er janvier 2021, notre nouvel assureur sera AXA. Pas de démarche pour les salariés puisque cela est géré par Mercer, courtier d’Adecco.

Comme d’habitude, les élus n’ont pas été sollicités ni consultés pour donner avis sur les garanties qu’il nous semblait important de conserver !! Non, le CSE Central n’est perçu que comme une chambre d’enregistrement, or nous représentons les salariés et connaissons vos priorités. Pour se justifier puisqu’il n’y a pas là d’obligation en la matière de nous solliciter, Adecco nous rassure en faisant prévaloir que leur objectif était de ne pas voir nos cotisations ni les leurs augmenter !

Ce qui nous interpelle en tant qu’élus mais également en tant qu’utilisateurs de la mutuelle et la prévoyance. Voici notre analyse :

Sur la mutuelle : Notre régime de frais de santé est à l’équilibre, c’est-à-dire que nous ne consommons pas plus que nous ne cotisons. Jusque-là, c’est parfait, nous pouvons affirmer que nous utilisons notre mutuelle de façon responsable. Notre nouvel assureur nous garantit un maintien des taux jusqu’au 31 décembre 2022. En plus des garanties que nous avions, Adecco se targue d’avoir réussi à nous rajouter de nouvelles prestations :

  • Prise en charge de la cure en thalassothérapie de 5 jours max (450 euros par an).
  • Prise en charge de patch anti-tabac à hauteur de 50 euros par an.
  • Lits accompagnants pour un enfant de -16 ans au lieu de 12 ans auparavant.
  • Transport médical couvert à 50% au lieu de 30 %.
  • Prise en charge de l’homéopathie remboursée à hauteur de 30 euros par an.

Sur la prévoyance : Adecco se veut rassurant, notre nouvel assureur nous garantit un maintien des taux jusqu’au 31 décembre 2023 ! A priori nous ne serions pas à l’équilibre bien au contraire puisque nous sommes à +140% ce qui signifie que nous consommons bien plus que ce que nous cotisons. Mais attention il s’agit là de données groupe car le contrat porte sur le groupe et non Adecco France, à partir de là, nous serions curieux de connaitre notre taux réel Adecco France. Pas de réponse, vous l’aurez compris. De fait, on peut s’interroger ! Pour Adecco France, sommes-nous vraiment en déficit ou nous pâtissons de ce qui se passe dans les autres BU du groupe ?

La fait que la cotisation soit bloquée sans être augmentée est un grand argument qui n’est pas négligeable mais en échange de cette garantie de maintien, nous subissons un effondrement de la prévoyance. Si nous avions voulu le maintien de nos garanties actuelles sur la prévoyance, nous aurions dû subir une augmentation de 30 %, chose qu’Adecco trouve inacceptable car sa participation à employeur s’élèverait à +1,5 millions d’euros.

Adecco considère qu’il ne faut pas voir cela comme une baisse des garanties mais plutôt comme un ajustement. Nous aurions tendance dans ce cas à dire qu’il s’agit d’un ajustement par le bas et comme à son habitude Adecco est dans la stratégie du moins disant. A priori c’est le poste maladie qui est le plus déficitaire. Croyez-vous que les salariés fassent exprès de surconsommer ? Si nous faisons appel à la prévoyance c’est par nécessité, on ne prend pas des arrêts de complaisance !

Alors allons plus loin, s’il y a un problème au niveau de la maladie, posons-nous les bonnes questions, pourquoi y-a-t-il tant d’arrêts ? Les salariés se sentent-ils bien au travail ? Si on suit la logique du moins disant chez Adecco, ne peut-on pas craindre à l’avenir la suppression de la prise en charge de nos 3 jours de carence ?

Les salariés cadres sont la catégorie qui est le plus impactée puisqu’à cotisations égales, ils perdent le bénéfice de la rente viagère accordée au conjoint en cas de décès ! La prévoyance c’est comme une assurance c’est quand nous la sollicitons que nous savons si nous avons fait les bons choix :

  • Suppression de la rente de conjoint viagère (dispositif qui était réservé jusque-là aux cadres uniquement)
  • Baisse de la rente d’éducation qui passe de 15% à 12% jusqu’au 18 ans de l’enfant
  • Baisse de la rente d’éducation qui passe de   % à 15 % pour un enfant scolarisé de 18 à 25 ans.
  • En cas d’arrêt de travail pour maladie, participation sur le salaire à hauteur de  80% contre 85% actuellement
  • En cas d’arrêt pour accident du travail ou maladie professionnelle, participation sur le salaire à hauteur de 90%
  • En cas d’invalidité, l’indemnisation pour la 1ere catégorie passe de 60% à 48 % et pour les 2et 3ème catégorie, le taux d’indemnisation passe à 80%

Et pour terminer, après Psya, Stimulus, Rehalto, maintenant ce sera le dispositif Angel !

L’UNSA regrette qu’Adecco n’implique pas davantage les partenaires sociaux dans leurs prises de décisions. 


Lettre Ouverte à Adecco

Une salariée a souhaité partager avec nous et avec vous ses sentiments sur l’Adecco d’aujourd’hui, comment elle le vit, après plus de 20 ans de société. Et vous, comment vous sentez-vous?

Exaspérés, fatigués, épuisés, n’avoir comme ambition que de pouvoir, enfin, quitter ADECCO !

Combien de collègues qui ont quitté l’entreprise nous déclarent être plus heureux depuis qu’ils ont pris la décision d’en finir avec ADECCO !Ils ont pourtant œuvré dur pour en arriver là mais cette entreprise qu’ils aimaient tant, ne les a plus reconnu au fil des ans.

Peu à peu, ils se sont tus pour ne pas se faire virer : avec des enfants en bas âge et un crédit bancaire… Nous n’avons pas le droit d’accepter ces coupes basses afin qu’elles deviennent la norme.

Le management par les chiffres n’est plus acceptable; Nous subissons un manque de reconnaissance et nous entendons l’amertume de nos collègues en fin de journée qui rentrent fatigués, épuisés; Ils ne se reconnaissent plus dans le métier qu’ils ont choisi il y a quelques années : les clients trouvent nos prix trop élevés et partent à la concurrence. Ils disent être excédés par notre service facturation où les permanents sont en arrêt maladie à tour de bras et non remplacés. Cela engendre de nombreuses erreurs et on cherche un bouc émissaire !La priorité aux objectifs ADECCO QUICK MATCH, CDI APPRENANT, suivi GOELAND incessant qui fait doublon avec nos rapports d’activités hebdomadaires, ces réunions TEAMS à toutes les sauces par les uns ou bien les autres.

Chacun à tout de rôle pour nous occuper et surtout ne pas oublier la cible !

Avec des délais impossibles à tenir. En effet, le respect de nos engagements clients et tt deviennent difficiles à tenir. Toutes ces réorganisations  nous désorganisent dans notre quotidien quand ce n’est pas une panne informatique c’est ORANGE qui coupe l’électricité et donc l’informatique pour continuer de nous développer et nous subissons encore et encore des appels téléphoniques de clients furieux ou d’intérimaires excédés par notre système de fonctionnement.

Certains sites sont fermés ou ont subit des baisses d’effectifs et et nous devons faire des extractions et des remontées sans cesse pour justifier de notre travail et diverses mises à jour. Nous remplissons des colonnes au lieu de pratiquer notre métier. La concurrence profite de nos dérives et de plus ce sont certains de nos ex-collègues qui pilotent ces agences concurrentes et sont bien au courant de nos dysfonctionnements. Il nous faut sans arrêt gérer les urgences. Je ne parle pas de tous les logiciels qui se superposent, un vrai millefeuilles ! Il y a des jours où nous ne savons plus où aller chercher nos informations tellement c’est déroutant. Il faut donc réagir et dire haut et fort ce que nous pensons de ces évolutions qui n’en sont pas !Ce démantèlement doit avoir un vrai nom : PSE 2021 pour continuer de diminuer le nombre d’agences et peut-être un regroupement inter-filiales ce qui expliquerait leur engouement FAMILY ?

Coronavirus : décret du 14/11/2020

Selon le décret du 14 novembre 2020, les personnes en arrêts de travail , considérés comme

  • Cas contacts
  • Personnes vulnérables
  • Contraintes de garder leur enfant de moins de 16 ans ou d’une personne en situation d’handicap  faisant l’objet d’une mesure d’isolement

sont éligibles aux IJSS dérogatoires jusqu’au 31 décembre 2020.

Attention, dans les 2 derniers cas si le salarié est placé en activité partielle , il ne peut pas bénéficier des IJSS en cas d’arrêt de travail.

Non application du délai de carence de 3 ans.